PASSING OF ‘ABDU’L-BAHÁ25
“O great revered Sleeper! Thou hast been good to us, Thou hast guided us, Thou hast taught us, Thou hast lived amongst us greatly, with the full meaning of greatness, Thou hast made us proud of Thy deeds and of Thy words. Thou hast raised the Orient to the summit of glory, hast shown loving kindness to the people, trained them in righteousness, and hast striven to the end, till Thou hast won the crown of glory. Rest Thou happily under the shadow of the mercy of the Lord Thy God, and He verily, shall well reward Thee.”
Yet another Moslem, the Muftí of Haifa, spoke as follows:—
“I do not wish to exaggerate in my eulogy of this great One, for His ready and helping hand in the service of mankind and the beautiful and wondrous story of His life, spent in doing that which is right and good, none can deny, save him whose heart is blinded . . . .
“O Thou revered voyager! Thou hast lived greatly and hast died greatly! This great funeral procession is but a glorious proof of Thy greatness in Thy life and in Thy death. But O, Thou whom we have lost! Thou leader of men, generous and benevolent! To whom shall the poor now look? Who shall care for the hungry? and the desolate, the widow and the orphan?
“May the Lord inspire all Thy household and Thy kindred with patience in this grievous calamity, and immerse Thee in the ocean of His grace and mercy! He verily, is the prayer-hearing, prayer-answering God .”
The Jew when his turn came, paid his tribute in these words:—
“Dans un siècle de positivisme exagéré et de matérialisme effréné, il est étonnant et rare de trouver un philosophe de grande envergure tel que regretté ‘Abdu’l-Bahá ’Abbás parler à notre coeur, à nos sentiments et surtout chercher à éduquer notre áme en nous inculquant les principes les plus beaux, reconnus comme étant la base de toute religion et de toute morale pure. Par ses écrits, par sa parole, par ses entretiens familiers comme par ses colloques celébrès avec les plus cultivés et les fervents adeptes des théories sectaires, il a su persuader, il a pu toujours convaincre. Les exemples vivants sont d’un autre pouvoir. Sa vie privée et publique était un exemple de dévouement et d’oubli de soi pour le bonheur des autres. . . .
“Sa philosophie est simple, direz vous, mais elle est grande par cette même simplicité, étant conforme au caractère humain qui perd de sa beauté lorsqu’il se trouve faussé par les préjugés et les superstitions . . . . ’Abbás est mort à Caiffa, en Palestine, la Terre Sacrée qui a produit les prophêtes. Devenue stérile et abandonnée dequis tant de siècles elle ressucite de nouveau et commence à reprendre son rang, et sa renommée primitive. Nous ne sommes pas les seuls à pleurer ce prophète, nous ne sommes pas les seuls à le glorifier. En Europe, en Amérique, que dis-je, dans tout pays habité par des hommes conscients de leur mission dans ce bas monde assoiffé de justice sociale, de fraternité, on le pleurera aussi. Il est mort après avoir souffert du despotisme, du fanatisme et de l’intolérance. Acre, la Bastille turque, lui a servi de prison pendant des dizaines d’années. Bagdad la capitale Abbasside a été aussi sa prison et celle de son père. La Perse, ancien berceau de la philosophie douce et divine, a chassé ses enfants qui ont concu leurs idées chez elle. Ne voiton pas là une volonté divine et une preférènce marquée pour la Terre Promise qui était et sera le berceau de toutes les idées généreuses et nobles? Celui qui laisse après lui un passé aussi glorieux n’est pas mort. Celui qui a écrit d’aussi beaux principes a agrandi sa famille parmi tous