Bahá’í Administration
Letters from Shoghi Effendi, Guardian of the Bahá’í Cause
Trial of Turkish Believers
Fortified by the reflection that never before in Bahá’í history have the followers of Bahá’u’lláh been called upon by the officials of a State, responsible for the administration of Justice, to unfold the history and principles of their Faith, our brethren in Turkey decided to assert in their entirety those distinguishing laws and ordinances of the Bahá’í Revelation which the terrors of a suspicious autocracy had so long compelled them to dissimulate and ignore.
I cannot do better than quote in this connection a few passages from the text of the official defense which in a moving language was pronounced by the President of the Constantinople Bahá’í Spiritual Assembly at a plenary session of the Court on that historic occasion: “La Behá’isme est une religion universelle, moderne et absolument independante. Si l’on désiré une désignation plus moderne encore: c’est une institution de Clémence, de bonne entente et d’amour, en d’autres termes, de progrès moral et spirituel. Il n’est ni une secte, ni une branche des autres religions et doctrines diverses. Il est cependant leur aboutissement naturel, logique et pour ainsi dire scientifique. C’est la raison pour laquelle l’on trouve parmi ses adhèrents des personnes, venant de toutes les religions et doctrines existantes dans le monde, et qui se comptent aujourd’hui par millions. ...Ces explications ne sauraient toutefois à dévoiler le suffire (?) mystère qui est au fond des sacrifices, consentis dans ce siècle en Orient, par plus de vingt mille martyrs du Behá’isme, parmi lesquels se trouve Qurratu’l-‘Ayn Táhirih (la joie des yeux, la pure), cette jeune femme turque, dépeinté ainsi par notre illustre écrivain Suleyman Nasif, et dont le martyre sans precèdent est cité aujourd’hui par le monde entier comme l’epopée sans pareille de la cause humaine. Je ne sais si ces explications peuvent elucider les raisons pour lesquelles il se trouve à cette doctrine petrié également par le sang turc des amis parmi des hommes de race turque, cette race qui dans tout procès du genre humain et de ses nobles aspirations, n’a pas hesité jusqu’ici à verser son sang.... Toutefois, les Behá’ís n’ont point dissimulé leur présence en Turquie, surtout depuis le régime de la République. C’est ainsi qu’ils se sont fait inscrire comme Behá’ís sur les feuilles du dernier recensement à Constantinople. D’autre
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